Pierre Adrian

  • Rome, 1975. Les vacances d'été s'achèvent. Trois garçons des beaux quartiers rencontrent deux jeunes filles du peuple. Ils flirtent en voiture et dans les cafés. Ils ne vivent que dans l'attente de la prochaine soirée. Jusqu'à ce que les garçons invitent les filles dans une somptueuse villa du Circeo, rocher qui surplombe la mer Méditerranée.

    « Là-bas, racontait-on, les bateaux d'Ulysse et de ses compagnons avaient débarqué non loin du palais de Circé. Au cours d'un banquet de fête, la magicienne avait ensorcelé les marins. Et les hommes s'étaient transformés en porcs. »

    Pierre Adrian fait renaître dans ce roman noir et envoûtant l'Italie des années 1970, la fin de l'enfance et le temps des dernières insouciances, la sensualité, la séduction quand elle bascule dans la violence et les lieux frappés de forces qui nous dépassent.

  • "Ce qui repousse les caméras m'attire. Ceux qui trébuchent, ceux qu'on ne voit pas. J'aime le fond de la classe. Le saccage et le sursaut, la poudrière, le foutoir, la beauté, les rêveurs : tout est au fond, chez les invisibles. Au fond des vallées. Cette leçon, je l'apprendrai aux côtés de frère Pierre. En citant saint Paul, il me dira que la véritable sagesse n'est pas celle du monde : Si quelqu'un pense être sage à la manière d'ici-bas, qu'il devienne fou pour être sage."
    Au coeur d'une vallée, aux confins de la France, un homme tient là seul par sa foi. Au plus près des vies minuscules - les bergers et les bêtes, les paumés et les vagabonds célestes -, il accueille les histoires murmurées, les hommes en perdition. Les croyants et ceux qui ne croient pas. Parce qu'"on ne peut plus faire comme si les gens avaient la foi." Pour lui, cela importe peu. Jour et nuit, son portable sonne. Il accourt.
    D'une plume taillée à la serpe, Pierre Adrian nous offre un récit éblouissant, à l'écoute des ténèbres et de la désespérance d'une époque.

  • La véritable autobiographie de l'After Foot !
    Le 4 avril 2021, l'After Foot fêtait ses quinze ans. Une éternité et une prouesse dans le monde de la radio, et des statistiques à donner le vertige : l'émission la plus écoutée le soir, le podcast le plus téléchargé de France...
    Mais l'After est beaucoup plus que cela.
    L'After, c'est du baume antidouleur pour les soirs de défaite.
    L'After, c'est une génération qui transmet à une autre sa culture du football, de la Nuit de Séville de 1982 au génie de Maradona.
    L'After, ce sont des voix qui rassurent pendant la pandémie, quand tant d'autres se sont tues. C'est un repas de famille, attachant souvent, insupportable parfois. Sur la nappe, entre les plats, on a mis des micros et tout ce petit monde se retrouve, chahute, rigole, s'énerve, bougonne.
    L'After, surtout, c'est une communauté. Celle de Romain, Joris,Mehdi, Najet, de tous ces habitués dont l'émission fait partie du quotidien. Ils se couchent en l'écoutant, ils font leur sport avec,ils partent au boulot, cuisinent ou voyagent branchés au podcast. L'After les soigne, les console, les chagrine. Avec l'After, il est enfin devenu possible d'avoir une opinion sur le foot, de la partager, et peu importe que l'on ait parfaitement tort ou totalement raison ; peu importe, aussi, qui l'on est : comme le souligne Max du standard, " l'After, c'est la France. " Qu'on soit chauffeur routier, taximan, employé de banque, éleveur de brebis, écrivain, comédien, ouvrier, expert comptable, chirurgien, footballeur de DH ou de première division, tout le monde écoute l'After.
    Ce livre n'est pas une enquête, encore moins une hagiographie. C'est l'exercice littéraire d'un auditeur à l'intention des autres auditeurs, en souhaitant qu'ils y retrouvent les animateurs et les chroniqueurs comme de vieux copains. Qu'ils découvrent l'Italie de Daniel, l'enfance provinciale de Gilbert et Florent, l'histoire émouvante de Polo, la Madrid sensuelle de Fred Hermel. Qu'ils revisitent certaines émissions emblématiques, des digressions fameuses. Avant de partir dans des discussions endiablées.

  • À 23 ans, Pierre Adrian part pour l'Italie sur les traces d'un écrivain insaisissable et fascinant : Pier Paolo Pasolini. Du « Frioul vide et infini » aux errances dans Rome et ses "nuits sans frein", il hume, palpe cette vie à fleur de peau, à rebours de tous les clichés.
    Magnifique quand il provoque la société, Pasolini n'a cessé de bousculer les idées reçues. Quarante ans après son assassinat, il reste vivant au point de nous brûler. Premier détracteur des téléviseurs et de la vie quotidienne, il s'attaque à la société de consommation, loue les joies du football et de la vie pastorale, s'insurge contre la tiédeur bourgeoise, les sentiments institués, et s'acharne à tout désacraliser. Pour s'approcher davantage du sacré.
    Un récit de voyage au plus près de Pasolini, une enquête incarnée, mais aussi la quête d'un frère, d'un maître, d'un "meneur d'âmes, meneur de nos petites âmes paumées du nouveau siècle".

  • Pierre et Philibert sont deux amis d'enfance, majeurs mais pas tout à fait vaccinés. L'envie de décamper les pousse à mettre leurs pas dans ceux des héros du Tour de la France par deux enfants : ce bestseller mythique de la IIIè République, au parfum d'encre violette, de craie et de grandes vacances.
    "On en avait rêvé de ce voyage. C'était une sorte de pari, et le livre d'Augustine Fouillée, dite G. Bruno, traînait depuis longtemps sur nos chevets. Cap ou pas cap ? On avait sorti les cartes et retracé le voyage exact d'André et Julien Volden. On prendrait le chemin des écoliers. Départementales, nationales, et roule !"
    Voilà nos deux enfants partis pour un road trip drolatique à travers l'histoire et la géographie, la littérature et la mécanique, les métiers d'hier et d'aujourd'hui. La France change mais rien ne compte plus que l'instant présent, le bonheur buissonnier des paysages et des rencontres.
    À leurs côtés, nous embarquons à bord d'une Peugeot 204 ou d'un voilier, roulons à bicyclette, en autocar ou en TGV. On écoutant Brassens, Véronique Sanson et IAM. On fait escale dans la Bourgogne d'Henri Vincenot et le Marseille de Plus belle la vie, dans la Bretagne des phares et des îles. Des villes fortifiées aux matchs de football, des cathédrales aux bars PMU, c'est une valse à deux temps sur les routes de la France, de l'enfance et de l'amitié.

  • This monograph is the first book-length treatment of valuation theory on finite-dimensional division algebras, a subject of active and substantial research over the last forty years. Its development was spurred in the last decades of the twentieth century by important advances such as Amitsur's construction of non crossed products and Platonov's solution of the Tannaka-Artin problem.This study is particularly timely because it approaches the subject from the perspective of associated graded structures. This new approach has been developed by the authors in the last few years and has significantly clarified the theory. Various constructions of division algebras are obtained as applications of the theory, such as noncrossed products and indecomposable algebras. In addition, the use of valuation theory in reduced Whitehead group calculations (after Hazrat and Wadsworth) and in essential dimension computations (after Baek and Merkurjev) is showcased.The intended audience consists of graduate students and research mathematicians.

  • « De retour dans sa chambre, allongé pour la sieste, Éric se dit qu'avoir une bonne copine dans ce monde de débiles agissait comme un baume adoucissant sur son moral en berne. Claire était belle, mince, pas si ridée, un peu pomponnée avec une jolie robe : il n'aurait pas honte de la sortir dans le monde. Très jeune, elle avait dû être "canon" ! [...] Il partit dans une rêverie où il se voyait dans les lieux qu'il fréquentait encore le mois précédent. Ce temps lui paraissait déjà si lointain ! Il s'imaginait avec Claire à son bras, libres de mener une vie qu'ils s'inventeraient au gré de leurs envies. Mais comment sortir de cette galère ?! Demander une expertise à d'autres médecins ? Les portes donnant sur le monde extérieur étaient cadenassées. S'enfuir ? Avec quel argent ? Son fils avait fait bloquer ses comptes bancaires ! » Abus, violences et même expérimentations sont le quotidien des bien mal nommés « Prés argentés », maison de retraite qui s'apparente à un véritable stalag pour Éric et Claire, qui rêvent de prendre la poudre d'escampette... et oseront tout pour vivre dignement leurs derniers jours. Il y a évidemment de la comédie, voire de la farce, dans ce récit qui met en scène des Bonnie et Clyde pour le moins inattendus. Mais transparaît encore un message beaucoup plus grinçant, qui épingle avec justesse la manière dont certains établissements s'occupent de nos vieux. Drôle et mordant, rocambolesque et alarmant, un texte aussi vif qu'informatif !

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