Tallandier

  • "La vie de Winston Churchill, homme d'État et homme de guerre exceptionnel, est un roman ; elle est ici racontée comme tel, sans un mot de fiction.

    Se fondant sur des recherches dans les archives de huit pays, la consultation de quelque quatre cents ouvrages et l'interview de nombreux acteurs e témoins, ce récit épique mené brillamment par François Kersaudy montre comment un homme solitaire, longuement façonné par d'exceptionnels talents et de singulières faiblesses, a pu infléchir le cours de notre siècle."

  • Xi Jinping concentre aujourd'hui un pouvoir plus important que Mao. Ce livre choc raconte la réalité de cette néo-dictature, remodelée par les nouvelles technologies.

    La Chine arrive à un État de surveillance numérique parfait. Les technologies les plus modernes, notamment l'intelligence artificielle, propulsent son économie dans le futur. Elles recueillent, relient et exploitent, dans de gigantesques banques de données, chaque pas et pensée de plus d'un milliard de citoyens et de tous les visiteurs. L'objectif ? Le contrôle total de la population, avec pour étalon le « crédit social », un système fondé sur les bonus décernés par le Bureau de la fiabilité. Ainsi émerge une Chine nouvelle, mettant au pas ses minorités et aspirant à façonner un Internet et l'ordre mondial à sa mesure. Il est temps de nous inquiéter de ce défi pour nos démocraties.

  • Existe-t-il des limites à la toute-puissance du Parti communiste ? La question environnementale est-elle sans espoir ? Que signifient les tensions avec Taïwan ? Quelle est la réalité de l'interdépendance économique entre la Chine et les États-Unis ?

    En quelques décennies, la Chine est devenue la deuxième puissance mondiale. L'ampleur de son marché, ses choix stratégiques mais aussi ses déficiences impactent l'avenir de tous, comme l'a démontré la pandémie de Covid-19 partie de Wuhan. Révélant son vrai visage, autoritaire et nationaliste, la Chine de Xi Jinping trace ses nouvelles routes de la soie pour renforcer son influence globale, réinvestit militairement la haute mer, réprime au Xinjiang et contrôle son peuple d'une main de fer. En 100 questions/réponses, voici un tableau passionnant de l'« hyperpuissance » chinoise, trop longtemps objet d'une fascination sans recul.

  • « Nous sommes tous des vers », disait modestement Winston Churchill, « mais je crois que moi, je suis un ver luisant ! »

    Ses multiples actions d'éclat, immortalisées par une oeuvre littéraire étincelante, expliquent clairement pourquoi il n'a pas fini de luire. A-t-on déjà vu un homme doté d'un si beau style relater de si grands événements après avoir occupé de si hautes fonctions ?

    Voici donc le second tome de ses Mémoires de guerre, une épopée narrée comme un conte, avec une documentation surabondante, d'admirables phrases cadencées, un humour omniprésent et des excursions aux quatre coins d'un monde en guerre.

    Une oeuvre littéraire, au sens le plus noble du mot.

  • En 1936, lors d'un débat houleux aux Communes, le député Churchill lançait à Stanley Baldwin : « L'Histoire dira que vous avez eu tort... Et si j'en suis certain, c'est parce que c'est moi qui l'écrirai ! »

    Parole tenue : voici une traduction aussi fidèle que possible des Mémoires de guerre du célèbre Premier ministre et prix Nobel de littérature Winston Churchill. Elle est complétée par des commentaires destinés à corriger les omissions, exagérations, approximations et improvisations inévitables chez tout homme d'exception ayant entrepris de faire l'histoire et de l'écrire à la fois.

  • Au printemps 1764, une jeune bergère est attaquée par une « bête ». Elle ne doit son salut qu'à ses boeufs qui chassent l'agresseur. S'ouvrent trois années de terreur pour l'une des régions les plus reculées d'Europe : le Gévaudan.

    Malgré la venue de chasseurs royaux et des battues incessantes, les victimes sont légion, tuées ou mutilées. Sur la Bête bien des hypothèses surgissent, jetant sur les événements plus d'obscurité que de lumière. Un mythe s'est élaboré, traversant les frontières du temps et de l'espace. Décryptant les réalités dont la Bête du Gévaudan est le révélateur, Jean-Marc Moriceau retrace l'histoire du drame et l'empreinte qu'il a laissée en un récit extrêmement vivant.

  • La radicalité du mal que le nazisme représente, le nombre insensé de ses victimes et la violence hors norme de ses bourreaux interrogent sans fin voire engendrent une forme de scepticisme.

    Comment les nazis se sont-ils persuadés que la vie sociale et politique reposait sur la « biologie » ? Comment les barrières mentales ont-elles si facilement sauté ? Comment l'antijudaïsme ancien s'est-il mué en Allemagne en un antisémitisme exterminateur ? Comment les meilleurs juristes en sont-ils venus à récuser la morale et le droit communs ? Comment une part de la population a-t-elle fini par croire qu'elle vivait un moment particulier de malheur et de détresse qu'il fallait conjurer de toute urgence ? En somme, par quelle « révolution culturelle » des hommes ordinaires sont-ils devenus des barbares ?

  • "Le destin des reines relève du mythe autant que de l'histoire. Toujours observées, souvent épiées, ces femmes ont marqué durablement leur temps, par leur rayonnement singulier, leur génie et leur talent particuliers : la légendaire Boadicée, Aliénor d'Aquitaine, héroïne féminine des temps médiévaux, Isabelle, fille de Philippe le Bel, épouse malheureuse d'Édouard II, Marie Tudor, « Bloody Mary », la reine Anne au début du siècle des Lumières, déconcertante mais splendide, sans oublier l'inéluctable Victoria, la « grand-mère de l'Europe », ou Élisabeth II, l'actuelle souveraine, qui, plus encore qu'une icône, est une vivante allégorie des valeurs de constance, de tradition et d'enracinement, caractéristiques du royaume d'Angleterre.

    Au terme d'une enquête minutieuse, Bernard Cottret s'interroge sur la nature du pouvoir au féminin et explore les nombreux défis qui guettent les reines outre-Manche. L'historien restitue avec rigueur et empathie les joies et les angoisses, les réussites et les échecs de ces femmes qu'il rend à leur humanité. Souvent émouvants et toujours passionants, ces portraits abordent sans tabous la sexualité, la maternité, la politique, la séduction, la culture, le symbole et le rêve.

    C'est tout simplement une histoire des femmes, de leurs corps, de leurs aspirations et de leurs désirs, souvent bafoués, humiliés et corsetés au gré des conventions et des usages."

  • Plus rien ne régule la bonne marche de la planète : rupture d'accords, alliances fragilisées, affaiblissement des démocraties, basculement géoéconomique vers l'Asie, menaces nationalistes et écologiques... le monde est-il devenu incontrôlable ?

    Avec son double regard d'historien et de spécialiste des relations internationales, Thomas Gomart souligne la mutation inédite des rapports de force - ascension de la Chine, unilatéralisme des États-Unis, fragmentation de l'Europe, retour de la Russie - et des sujets transversaux comme l'énergie et le climat, les transformations de la guerre, le cyber ou la pression démographique et migratoire. Avec une grande clarté, il invite les Européens à un exercice de lucidité sur un monde de moins en moins à leur image. Thomas Gomart est historien et directeur de l'Institut français des relations internationales (Ifri). Il est membre des comités de rédaction de Politique étrangère, de la Revue des deux mondes et d'Études dont il assure la chronique internationale.

  • "S'étendant jadis des portes de Vienne au Yémen, de l'Algérie à l'Irak, l'Empire ottoman s'effondre en 1923 et cède la place à la république de Mustafa Kemal. Aujourd'hui, la Turquie d'Erdogan, impliquée dans de nombreuses guerres régionales, suscite des inquiétudes dans les pays occidentaux.

    L'Empire ottoman connaît plusieurs siècles de conquêtes territoriales, notamment celle de Constantinople en 1453 par le sultan Mehmed II. Le règne de Suleyman le Magnifique parachève cet empire universel. Sa longévité, plus de 600 ans, est une exception dans le monde musulman. Au début du XIXe siècle, il tente de se réformer : absolutisme éclairé, règne autocratique d'Abdülhamid II, révolution jeune-turque de 1908... Après une décennie de guerre, marquée par le génocide des Arméniens, un régime autoritaire, celui de Mustafa Kemal, voit le jour. À la lumière de ces sept siècles d'histoire, Hamit Bozarslan donne à comprendre la Turquie contemporaine, incarnée par son leader islamo-nationaliste Erdogan."

  • « Maîtrisant parfaitement une riche documentation, Pierre Bouet propose non seulement le récit haletant de cette campagne, devenue presque mythique, mais aussi une analyse percutante de ses enjeux et des tactiques employées. »
    Historia
    « Grâce à Pierre Bouet, nous accompagnons Guillaume dans son aventure, nous nous ruons à ses côtés sur l'ennemi (perfide), nous souffrons comme lui, nous nous réjouissons quand il vainc... Oui, décidément, vive l'histoire bataille ! »
    Le Figaro Magazine
    Cette seule journée du samedi 14 octobre 1066, les armes décidèrent du destin d'un royaume et de plusieurs milliers d'hommes. Si les conséquences de la bataille d'Hastings sont aujourd'hui bien connues, elle signe l'acte de naissance de l'Angleterre, le vécu des combattants est largement ignoré.
    Pierre Bouet nous entraîne au coeur de la mêlée aux côtés des housecarls du roi saxon Harold ou des chevaliers de Guillaume le Conquérant. La sanglante réalité d'une bataille médiévale nous apparaît alors, avec ses actes de bravoure et de lâcheté, ses violences et ses souffrances.

  • Sans Mahomet, Charlemagne n'aurait jamais été empereur ! De quand date vraiment la chute de Rome ? Pourquoi passe-t-on de l'Antiquité au Moyen Âge ? À ce vieux débat, Henri Pirenne apporte une réponse révolutionnaire  : au VIIe  siècle, la disparition du monde romain n'est pas le fait des invasions germaniques, mais de l'incursion de l'islam en Méditerranée, un nouveau pouvoir qui interrompt les échanges pluriséculaires entre Orient et Occident. Isolés, la papauté et le monde franc ont été contraints de se recomposer en chrétienté autonome. À la fois séduisante, provocatrice et accessible, la thèse de Henri Pirenne a suscité de nombreuses vocations chez les historiens, les archéologues ou les économistes. Adulée ou contestée, cette étude fondatrice, devenue un classique, alimente aujourd'hui plus que jamais le débat.

  • Charlemagne a-t-il inventé l'école ? Jeanne d'Arc a-t-elle sauvé la France ? Marie-Antoinette était-elle une ravissante idiote ? Zola a-t-il été assassiné ? Le rôle de la Résistance a-t-il été exagéré ? Mai 68 a-t-il été une révolution ?

    Des Gaulois, nos prétendus ancêtres, à la vie politique la plus récente, notre histoire est truffée de lieux communs, de légendes, d'idées reçues et d'erreurs. Laurent Avezou revisite 2 000 ans d'histoire et cent mythes qui ont fait la France, en en décortiquant les raisons et les origines. À l'aune des derniers travaux d'historiens, il apporte des réponses claires, simples et précises et fait toute la lumière sur un récit souvent sujet à caution et à polémiques.

  • Napoléon III

    Eric Anceau

    Premier président de la République et dernier souverain régnant de notre histoire, Louis-Napoléon Bonaparte suscite toujours passions et jugements contradictoires. Pour Victor Hugo, il fut « Napoléon le Petit », alors que Pasteur considérait son règne comme l'un des plus glorieux de tous les temps. Figure majeure du XIXème siècle, il en incarne l'esprit, la diversité, les contradictions : homme de réflexion et d'action, autocrate et démocrate, autoritaire et libéral, réactionnaire et progressiste, apôtre de la paix et fauteur de guerre. Qui était réellement Napoléon III ? Considéré comme l'un des meilleurs connaisseurs de l'histoire politique du XIXème siècle, Éric Anceau enseigne à l'université Paris-Sorbonne et à Sciences-Po Paris.

  • Vladimir Poutine est-il toujours populaire après vingt ans au pouvoir ? Pourquoi a-t-il décidé de changer la Constitution ? A-t-il une opposition politique ? A-t-il gagné la guerre en Syrie ? La Russie veut-elle déstabiliser l'Occident ?

    Grande puissance nucléaire et énergétique, la Russie fait partie des leaders mondiaux en matière de dépenses militaires et de ventes d'armes. Depuis 2014, elle s'est rendue incontournable sur les grands dossiers internationaux. Car Vladimir Poutine impose de manière spectaculaire sa politique musclée en Ukraine, en Syrie, voire en Libye. Alors qu'il cherche à prolonger ses mandats jusqu'en 2036, de nombreux défi s guettent le pays en prise avec des faiblesses structurelles démographiques, économiques et technologiques. Voici cent clés pour mieux saisir les dynamiques de la société russe.

  • Comment fut élaboré le Coran ? Qu'est-ce qui unit et sépare chrétiens et musulmans ? Quel est le statut de la femme dans l'islam ? Que lui doit-on sur le plan scientifique ? Pourquoi fait-il peur en France ? Quand fut lancé le premier djihad ?

    Souvent l'islam inquiète. Comme tout continent mal connu, il suscite l'anxiété. Voilà pourquoi il était si important de demander au grand spécialiste Malek Chebel de revisiter son domaine de prédilection et de répondre avec clarté aux grandes questions que l'on est amené à se poser. Tous les aspects sont abordés : l'histoire, le prophète, le Coran, les rituels, les relations avec la France, l'Occident, l'amour et la sexualité, les autres religions, les arts, la littérature et la science, les réformes à venir...
    D'une plume vive, Malek Chebel nous livre en 100 questions des dizaines d'années de recherche et de réflexion.

  • En octobre 1492, Christophe Colomb découvre l'Amérique. En cinquante ans, le Nouveau Monde est exploré par des marins, des soldats et des aventuriers. Ce sont les conquistadors.

    Il y a Cortès, le conquistador du Mexique, Balboa qui découvre le Pacifique, Pizarre et ses frères qui aboutissent au Pérou, Valdivia qui conquiert le Chili... Sur leurs pas, nous pénétrons dans le fabuleux empire des Incas, nous assistons aux grandes cérémonies aztèques et aux sacrifices humains, aux banquets cannibales des tribus caraïbes, à la magnifique résistance des Araucans. Comme dans un roman d'aventures, Jean Descola nous raconte l'histoire de ces hommes qui ont poursuivi sans relâche la conquête de l'Amérique.

  • Les japonais Nouv.

    Les japonais

    Karyn Poupee

    Au Japon, mégapoles surpeuplées, transports saturés, violences sociales côtoient créativité, solidarité nationale, perfectionnisme et politesse. Terre de contrastes, l'Archipel s'enorgueillit de marier avant-gardisme esthétique ou technologique et coutumes ancestrales.
    Sorti exsangue de la Seconde Guerre mondiale, le Japon est devenu en l'espace de quelques décennies la deuxième puissance économique planétaire. Aujourd'hui, après sa rétrogradation derrière la Chine, l'accident de Fukushima ou la pandémie de Covid-19, le pays est confronté à de nouveaux défis qu'il n'a peut-être plus la force de relever.
    Témoin alerte et passionnée, Karyn Nishimura-Poupée scrute la vie quotidienne des Nippons et décrypte les ressorts historiques et socioculturels du fonctionnement troublant de cette société unique.

  • Plus on se rapproche du pouvoir, plus on est amené à trahir. Qu'il s'agisse de tuer le père, d'éliminer un rival ou d'écarter une compagne trop encombrante, la trahison est le fi l conducteur de la vie politique sous la Ve République, parce qu'elle est un marchepied indispensable pour la conquête de l'Élysée. C'est pourquoi elle mérite une histoire à part entière, souvent féroce et parfois dramatique.

    Sous la houlette de Jean Garrigues, les meilleures plumes du journalisme ont réuni leurs talents pour vous inviter dans la « cage aux fauves », où tous les coups sont permis.

    Georges Pompidou trahit Charles de Gaulle, Jacques Chirac trahit Valéry Giscard d'Estaing, Édouard Balladur trahit Jacques Chirac, Ségolène Royal trahit François Hollande, Marine Le Pen trahit son propre père...

  • Née dans les bas-fonds de Byzance, Théodora devint la plus grande impératrice de son temps. Sensuelle et déterminée, rien ne résista à son incroyable ascension.

    Courtisane assumant sa sexualité vénale, Théodora s'affranchit des règles que lui fixe une société intraitable. Sa vie change lorsqu'elle rencontre Justinien, qui fait d'elle son épouse et l'impératrice de l'Empire romain d'Orient. Désormais parée de pourpre et de perles, elle est le véritable « Premier ministre » de l'empereur. Elle fait et défait les carrières des hauts fonctionnaires, crée des réseaux d'espionnage et bouleverse les rituels de cour : on la salue, avec la même déférence que l'empereur, elle, femme et ancienne prostituée.

  • Baptisé « Terre de glace » par les Vikings qui le colonisèrent vers 874, ce territoire isolé, aussi splendide qu'imprévisible, fascine.

    Dès le Xe siècle, les Islandais affirment leur originalité en inventant leur parlement, l'Alþingi. Il incarne l'esprit d'un peuple se pensant comme une communauté. Mais leur âge d'or prend fi n au XIIIe siècle lorsqu'ils passent sous domination norvégienne puis danoise. Après une lutte tenace et pacifique, l'île retrouve sa souveraineté en 1944.

    De la colonisation au protestantisme forcé, en passant par les « guerres de la morue », la « révolution des casseroles » ou les réponses ingénieuses à la crise de 2008, les Islandais n'ont jamais cessé d'affirmer leur identité pour devenir une nation moderne et prospère.

  • Dans une épigramme adressée à sa femme, Martial écrivait : « Je veux bien que tu sois une Lucrèce pendant le jour tout entier, mais c'est une Laïs qu'il me faut la nuit. » Ce vers décrit tout le paradoxe de l'érotisme féminin dans l'Antiquité romaine.

    Comme une même femme ne pouvait pas être tout à la fois le parangon de la chasteté et une amante dépravée, Virginie Girod montre que les femmes furent classées en catégories et comment leur statut social encadrait leur vie sexuelle en fonction de règles morales établies par les mythes politiques romains et par la religion. La femme mariée, la matrone, se trouvait cantonnée dans un rôle reproducteur dénué de sensualité. C'était aux prostituées (esclaves, affranchies ou plus rarement libres) qu'il incombait de distraire sexuellement les hommes.
    Alors, le corps féminin érotique et le corps féminin reproducteur étaient-ils deux choses résolument différentes ? Comment les femmes vivaient-elles la sexualité au quotidien ? Quelles pratiques étaient autorisées ou non et pour qui ? Les grandes figures féminines de l'Empire telles que Messaline ou Agrippine la Jeune étaient-elles représentatives de la vie quotidienne de toutes les Romaines ? Finalement, les Romains étaient-ils des débauchés prêts à toutes les transgressions pour leur plaisir ou ont-ils posé les jalons des normes qui ont régi, des siècles durant, la sexualité occidentale ?
    À l'aide d'une documentation considérable, Virginie Girod répond à ces questions pour apporter une nouvelle réflexion sur la condition de la femme romaine.

  • Si l'on en croit Ovide, les Romains auraient célébré et magnifié l'amour et la sexualité. Mais étaient-ils vraiment les bons vivants éclairés, libres dans leurs moeurs et dans leurs pensées, comme le laissent imaginer leurs statues, leurs poèmes érotiques et leur réputation de décadents ? Paul Veyne nous présente plutôt une société puritaine, pleine de tabous, dans laquelle on ne fait l'amour que la nuit sans allumer les lampes de peur de souiller le soleil, et qui semble avoir inventé le mariage chrétien avant les chrétiens ! Il n'en reste pas moins que les tabous existent pour être transgressés et que toutes les formes de perversion (sexuelles ou sociales) ainsi que la corruption politique font partie intégrante de la vie des Romains dans l'Antiquité. C'est tout cela que nous pouvons découvrir à travers ce recueil de textes qui traitent entre autres de l'éloge de la virilité, de l'avortement, de la fascination du crime, de l'homosexualité à Rome, de l'obscénité et le « folklore », des noces du couple romain, des gladiateurs ou la mort en spectacle, ou encore de la politique et de la corruption...

  • Souvent considéré comme « le plus grand président américain du XXe siècle », Franklin Delano Roosevelt (1882-1945) demeure un modèle pour ses successeurs et une référence en temps de crise ou de conflit international. Quand il entre à la Maison-Blanche en 1933, une Amérique en plein désarroi vit les heures les plus sombres de la Grande Dépression. Douze ans plus tard, c'est en commandant en chef des forces armées d'un pays rassemblé et victorieux qu'il prête serment pour la quatrième fois.
    Alors que les États-Unis deviennent la première puissance mondiale, sa capacité à susciter l'adhésion de ses compatriotes et son sens du « moment politique » lui assurent une série sans précédent de victoires électorales. Il est l'artisan de réformes durables : protection sociale, régulation de l'activité financière, modernisation de la présidence et redéfinition du rôle de l'État fédéral - son héritage est considérable.
    Président de crise puis président de guerre, il parvient à convaincre les Américains, isolationnistes jusqu'à Pearl Harbor, d'assumer leurs responsabilités internationales. Mais « le sphinx de la Maison Blanche » reste une énigme : patricien traité de populiste ; homme du mouvement paralysé dans sa chaise roulante ; communicateur inventif ayant le goût du secret, voire de la manipulation ; promoteur d'un New Deal dont on se demande encore s'il a vraiment mis fin à la crise ; leader du monde libre contre l'Allemagne nazie mais accusé de complaisance envers Staline à Yalta - paradoxes et controverses ne manquent pas.

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