Beauchesne Éditeur

  • ESPRIT SAINT

    Collectif

    OEuvre monumentale, parue de 1932 à 1995, voici donc Le Dictionnaire de Spiritualité enfin publié intégralement de A jusqu'à Z, avec un index particulièrement utile. A beaucoup de points de vue, c'était un défi. Le pari a été tenu. On peut même dire que les fruits dépassent le projet primitif, car très vite les perspectives du début ont été amplifiées et précisées. Dans les années 30, lancer l'idée et assurer la réalisation d'un tel dictionnaire pouvait paraître, face au bloc solide du dogme catholique, une entreprise marginale concernant les techniques de prière, les états mystiques et les divers phénomènes qui parfois les accompagnent... A cette époque, la réflexion chrétienne, encadrée et limitée par une théologie dogmatique, en grande partie déductive et obligatoire, avait besoin d'un nouveau souffle. Voici que la spiritualité, fondée en même temps sur l'expérience et sur la liberté qui président à l'invention des divers chemins conduisant à Dieu, renouvelait toutes les questions... Cette révolution tranquille s'est faite lentement, sans bruit, sans excès. A sa place, avec d'autres éléments similaires, elle a préparé l'éclosion irrésistible de Vatican II ; et aujourd'hui, patiemment, elle aide à bien comprendre l'originalité et le dynamisme de ce concile... Des milliers de collaborateurs, provenant du monde entier et de tous les horizons, ont contribué à faire de ce Dictionnaire ce qu'il est : particulièrement utile à tous ceux qui veulent mieux connaître les auteurs spirituels de divers pays, suivre l'évolution des mentalités, des institutions, des grandes notions fondamentales... et plein d'intérêt pour tous les curieux. Ainsi s'est-il répandu à travers le monde entier et dans tous les milieux.

  • C'est en prêchant une retraite en 1985 à la communauté des moines de Soligny que j'ai découvert l'existence de Gabrielle Bossis. J'ai été très étonné d'apprendre que, pour faire oraison, des trappistes trouvaient grand profit à lire et à relire les messages personnels que Jésus adressa pendant quatorze ans à cette actrice qui, à quarante-neuf ans, sur la suggestion de son curé, s'était mise à jouer avec beaucoup de succès, à travers le monde, des comédies dont elle composait le texte et la mise en scène et dont elle confectionnait les costumes et les décors.
    Et voici qu'en lisant ces comédies, je me suis aperçu qu'elle glissait régulièrement dans les réparties de ses personnages des paroles de Thérèse dont elle voulait diffuser la spiritualité. Et, dans les messages qu'elle reçoit à partir de 1936, Jésus lui demande de vivre de beaucoup plus près sa « Petite Voie ».
    Il nous semble donc intéressant de voir comment Jésus demande à une femme très engagée dans le monde de vivre jour après jour un profond coeur à coeur avec Lui, à l'école de la petite Thérèse. Jésus lui dit d'ailleurs explicitement : si s'Il l'a choisie comme confidente, c'est pour montrer à tous ceux et à toutes celles qui méditeront ces messages, qu'il est possible de vivre une très grande familiarité avec Moi sur les planches ou dans les coulisses d'un théâtre comme dans l'obscurité d'un carmel.

  • Gabrielle Bossis (1874-1950) : une catholique dans le monde, animatrice, écrivain de théâtre, actrice, voyageuse intrépide. Cette joie d'agir pour les autres suffirait à combler une vie. Ce serait compter sans ce rayonnement, sans cette force que Gabrielle va puiser à la Source même, au cours de ce dialogue quotidien qu'elle noue avec Lui : le Christ.
    Elle consigne cette conversation, jour après jour, dans ses carnets. Un livre suit en 1949, dont la diffusion ne fait que s'élargir, considéré aujourd'hui par beaucoup comme l'un des grands textes mystiques du XXe siècle. Lui et moi. Conversations spirituelles crée une chaîne d'âmes en quête de la Parole du coeur, conduite par la présence et la voix de Gabrielle Bossis. L'ensemble des Carnets sera publié dans en sept volumes.

  • L'orthopraxie catholique en matière de jeûne se fonde sur le respect de trois règles : un seul repas complet par vingt-quatre heures, auquel on a ajouté, à partir du xiiie siècle, une légère collation vespérale ; l'abstinence des viandes et des laitages ; l'heure imposée pour l'unique réfection quotidienne, soit la mi-journée. Cadre disciplinaire général que nombre de théologiens se sont efforcés d'assouplir pour rendre les contraintes du Carême plus supportables. Dès lors s'est développée une ample casuistique dont les interrogations ont pu surprendre. S'il est vrai que les liquides ne rompent pas le jeûne, est-il permis en Carême de boire entre les repas du café, du chocolat, de la bière, de l'eau-de-vie, ou de manger de la pastèque ? Si les poissons sont incontestablement des aliments maigres, qu'en est-il des oiseaux aquatiques, des canards, des poules d'eau, des flamants, des crocodiles, des reptiles ou, au Brésil, du caïman yacare ? Entre les tenants de la rigueur et les partisans de l'indulgence, l'opposition a été telle que le magistère romain a dû réagir : entre 1741 et 1745, le pape Benoît XIV publie trois encycliques pour tenter de raffermir une discipline du Carême dont les observances tendaient à se relâcher. En dépit du geste pontifical, la pratique quadragésimale apparaît très fortement affaiblie à la mi-xixe siècle. Avec l'effacement du respect du précepte du jeûne ecclésiastique se donne à voir la sortie du catholicisme de l'ordre pénitentiel qui a longtemps été le sien.
    Né en 1972, ancien élève de l'École nationale des chartes, agrégé et docteur habilité à diriger des recherches en histoire moderne, ancien membre de l'École française de Rome, Sylvio Hermann De Franceschi est directeur d'études à la ve section (Sciences religieuses) de l'École Pratique des Hautes Études (PSL), où il occupe la chaire « Religions, savoir et politique dans l'Europe moderne », et directeur du Laboratoire d'études sur les monothéismes (UMR 8584). Ses recherches portent sur l'histoire des idées politiques et religieuses de l'époque moderne.

  • Ces dernières décennies, le chant liturgique a connu de profondes évolutions. Il a même suscité débats et tensions. Comment le chant liturgique, aujourd'hui en France, est-il révélateur des évolutions du langage théologique, des sensibilités spirituelles, des orientations pastorales ? Plus de cinquante ans après le concile Vatican II, ne devons-nous pas nous interroger et évaluer comment il répond à sa fonction ministérielle en liturgie et nous aide à mieux célébrer ?
    C'est pour approcher ces questions que les journées d'études organisées en juin 2017 par l'Institut pastoral d'études religieuses de Lyon et les Amis de Marcel Godard ont réuni différents acteurs, universitaires, professionnels, acteurs de terrain et pastoraux, de façon à conjoindre différentes approches de cette action d'Église, du point de vue de l'histoire et de l'ecclésiologie, certes, mais aussi en prenant largement en compte la pastorale et la technique vocale.
    Au terme, nous sommes invités à une réflexion sur la manière d'assurer la communion ecclésiale dans le contexte de la diversité actuelle des pratiques liturgiques. Par-delà cette variété des communautés qui prient et qui chantent, c'est le même Christ qui célèbre et se rend présent à notre monde.


  • Extrait
    1936
    La première phrase notée sur un transatlantique en route pour le Canada lors d'un concert à bord : Ma petite fille. C'était le 22 août 1936, il lui sembla avoir déjà entendu cette voix, mais elle n'y avait pas pris garde.
    Le lendemain, la voix se fait à nouveau entendre. Gabrielle croit que c'est Jésus et commence à répondre en assurant que tout, en elle, est pour Lui, même si elle ne l'exprime pas. La voix lui répond que cela Lui fait plaisir qu'on le dise et qu'on le répète souvent. Quand on se sait aimé on éprouve le besoin de l'entendre dire.
    A 28 reprises un bref message de 1 à 3 lignes est donné au cours des cinq mois suivants de l'année 1936.
    Le voyage au Canada commencé en août se terminera en novembre 1936. Le 2 septembre, elle est dans le train (Canadian Pacific) et voit la main du Christ d'où coule le sang qui purifie ses lèvres. Le 25 octobre lors de la fête du Christ-Roi, elle est consacrée à Dieu par un prêtre au cours d'une messe. Elle entend Jésus lui dire : Occupe-toi de Mon Amour ... il n y a pas un orphelin aussi délaissé que Moi.
    Rentrée en France elle retourne à Nantes dans sa maison, rue de Launay, où une messe est célébrée chaque jour. C'est par un chemin de croix qu'elle commence ses journées. Jésus lui demande de prier : Je change tes prières en Mes Prières. Un bref échange, le 15 décembre : Gabrielle : Je Vous adore. Réponse : Aime-Moi surtout!
    Il y aura une devise chaque année, celle de 1937 est : Purement et simplement.



  • Sophrone de Jérusalem : un moine, au siècle de Mahomet, ermite, poète, orateur, voyageur, lutteur, enfin patriarche de Jérusalem. Un jeune théologien, dominicain autrichien, Christoph von Schönborn, nous introduit en un milieu coloré, violent, perturbé, profondément vivant et en dégage des leçons très actuelles. Sophrone écrit dans un style prenant et souvent lyrique, avec une grandiose vision des choses, où la contemplation des mystères divins reste inséparable de la vie intérieure et de l´engagement dans la cité des hommes. Souvent il commente la liturgie du jour. En faisant la synthèse théologique latente sans les écrits et les actes de Sophrone, l´auteur présente les lumières d´un homme quotidiennement aux prises avec la politique de Byzance, l´invasion musulmane, les querelles de personnes et les rivalités d´Eglises. D´autre part il n´es pas jusqu´aux problèmes de la vie monastique qui n´en puissent tirer de profondes leçons. L´analyse de la coopération de Dieu et de l´homme dans la croissance et l´épanouissement du chrétien, la « divinisation » dans la « synergie », conçues par saint Sophrone selon la tradition méditative et pratique du monachisme oriental, est décrite avec tact et soin. Cette étude intéresse le renouveau de la vie religieuse, l´animation vraie de la liturgie, le dialogue oecuménique, les grands problèmes théologiques et humains. Elle réjouira les fervents de l´admirable pensée dogmatique et mystique des Pères orientaux.

  • Parmi les manières d´aborder le livre de Monique Vincent - chaque lecteur peut avoir la sienne - j´en indique deux, fécondes l´une et l´autre.
    La première consiste à flâner à travers le livre, afin d´y cueillir telle ou telle pensée d´Augustin, sans chercher à en tirer une doctrine d´ensemble. De cette manière, on fera une riche moisson de prières ardentes, de formules brillantes, telles qu´elles jaillissaient de source au fil de son commentaire. A cet égard, les Enarrationes sont un véritable « miroir » de l´âme d´Augustin. La seconde manière de lire, qui est à recommander ici, consiste à parcourir l´ouvrage d´une seule traite, selon l´ordre des chapitres. On sera alors impressionné par la solide cohérence de la pensée d´Augustin, sa doctrine fortement pensée.
    On a parfois regretté qu´Augustin n´ait jamais écrit un traité sur la prière, en bonne et due forme, bien qu´il en ait souvent parlé. Ce traité, Monique Vincent l´a recomposé, non pas artificiellement, mais en se livrant à l´analyse minutieuse de ces Enarrationes, encore trop peu exploitées pour la connaissance de la pensée d´Augustin. (Extrait de la préface) Alors que tant de traités sur la prière datant de moins d´un siècle nous tombent des mains dès que nous essayons de les aborder et semblent irrémédiablement voués à l´oubli et à la poussière des bibliothèques, rien n´a vieilli de ce qu´Augustin prêchait ou écrivait à ce sujet voici quinze siècles. Monique Vincent, après une carrière universitaire en Afrique, publie, a remanié et a allégé sa thèse d´Etat consacrée à Saint Augustin. Ce faisant, elle a offert « une pierre précieuse » à ses lecteurs qui resteront éblouis par la beauté de la prière selon Augustin.

  • Ce livre envisage un aspect encore peu connu de l'oeuvre de maître Eckhart : sa lecture des Pères latins. Un certain nombre de sources de la pensée eckhartienne ont déjà été étudiées, mais le fait qu'il cite, par exemple, Augustin quelque cinq mille fois dans son oeuvre n'a pas été beaucoup retenu. Or, un dialogue s'est effectué entre les deux auteurs par-delà les siècles, dialogue qui a infléchi la pensée du Thuringien.
    Dans le cadre du projet ANR -17- FRAL - 0002 TEAPREA (Teaching and Preaching with Patristic auctoritates. Meister Eckhart in France and Germany, past and present ), nous réalisons une étude systématique des sources patristiques d'Eckhart, ce qui donnera lieu à la publication d'un Index, regroupant ces sources. Nous étudions aussi les références qu'Eckhart fait aux Pères latins et aux Pères grecs, tant sur le plan thématique que sur celui de ses oeuvres, dans deux ouvrages.
    Ce premier volume est consacré à la lecture qu'Eckhart fait des Pères latins, un second suivra pour les Pères grecs. Ces deux volumes, explicitant l'Index, renouvelleront la compréhension de l'oeuvre eckhartienne.
    Ont participé à ce volume : Silvia Bara-Bancel , Julie Casteigt , Régis Courtray , Jean Devriendt , Jacques Elfassi , Jana Ilnicka , Christian Jung , Jean-Claude Lagarrigue , Dietmar Mieth , Harald Schwaetzer , Marie-Anne Vannier , Markus Vinzent .

  • Table des matières
    Préface
    Jean-Marie Auwers
    Judéophobie païenne, antijudaïsme chrétien
    Pierluigi Lanfranchi
    La recherche sur les relations entre juifs et chrétiens dans l’Antiquité et ses enjeux contemporains
    Marie-Anne Vannier
    Au-delà de la polémique, l’héritage du judaïsme chez les Pères
    Dan Jaffé
    Contrepoint : Le Serpent de l’hérésie ou la présence de judéo-chrétiens parmi les Sages du Talmud
    Nouvelles considérations
    Paul Mattéi
    Ambroise antijuif dans l’affaire de la synagogue de Callinicum ? Hésitations et errements de l’historiographie (XVIIe-XXe s.). Essai de mise au point
    Guillaume Bady
    Quelques éléments de réflexion sur les Sermons contre les juifs et les judaïsants de Jean Chrysostome
    Alban Massie
    Augustin, théoricien de l’antijudaïsme chrétien ?
    Jérôme Lagouanère
    L’image des juifs dans La Cité de Dieu d’Augustin
    /> Régis Courtray
    « Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants ». L’exégèse de Matthieu 27,25 chez saint Jérôme
    Michel Van Parys
    Hésychius de Jérusalem face à la Synagogue
    Dominique Cerbelaud
    Les Pères syriens et les juifs
    Abréviations
    Index des citations, par Marguerite Roman

  • Sommaire
    Foreword (avant-propos) - Anna Usacheva (Université Saint Tikhon de Moscou)
    Sur des principes généraux
    - Anders-Christian Jacobsen (Université d'Aarhus, Danemark) : Monotheism as a Key Concept in Early Christian Theology
    - Gilles Dorival (Université d'Aix-Marseille) : Continuités et innovations de l'écriture théologique des Pères grecs
    - Pietr Mikhaylov (Université Saint-Tikhon de Moscou) : Ascension ou exposition ? Les types généraux de systématisation théologique d'Irénée à Jean Damascène
    Le second siècle et la confrontation avec le paganisme, le judaïsme et le gnosticisme
    - Bernard Pouderon (Université François-Rabelais de Tours) : Entre Paul, Moïse et Platon,
    découvrir et dire Dieu chez les Apologistes du IIe siècle
    - Enrico Norelli (Université de Genève) : Dire et parler sur Dieu chez Marcion (titre provisoire)
    - Géraldine Hertz (Université de Nantes) : Un Dieu « pas même indicible ».
    Examen de la théologie basilidienne (Élench. VII, 20-27) dans son rapport polémique aux théologies contemporaines
    - Tobias Georges (Université Georg-August de Göttingen) : Tertullien, Dieu et les Juifs
    L'apport de la réflexion origénienne, du maître à ses disciples cappadociens
    - Lorenzo Perrone (Université de Bologne) : Dire Dieu chez Origène, la démarche théologique et ses présupposés spirituels
    - PierFranco Beatrice (Université de Padoue) : Eusebius and Marcellus, Conflicting theological discourses in the age of Constantine
    - Olga Alieva (National Research University Higher School of Economics, Moscou) : Philosophie et rhétorique dans l'Observe-toi toi-même de Basile de Césarée
    - Anna Usacheva (Université Saint Tikhon de Moscou) : Theological manual by Gregory of Nazianzus, genre, style and methodological design of the orations 27, 28
    Vers des principes herméneutiques nouveaux
    - Isabelle Bochet (Centres Sèvres, Paris - Laboratoire d'Études sur les Monothéismes, CNRS, Paris) : Comment parler de Dieu ? Les livres I et II du De Trinitate d'Augustin
    Valery V. Petroff (Institut de philosophie. Académie des sciences de Russie) : Corpus Areopagiticum as a Project of Intertextuality



  • Sommaire
    Marie-Anne Vannier, Présentation
    Marie-Anne Vannier, Le renouveau actuel des études patristiques,?source ou fruit de l’œcuménisme ?
    Archevêque Job de Telmessos, Le renouveau des études patristiques et?les progrès du dialogue œcuménique
    Archevêque Job de Telmessos, L’actualité d’Ignace d’Antioche?pour l’ecclésiologie
    Michel van Parys, La réception des Pères dans le dialogue œcuménique
    Alexandre Siniakov, Patristique et dialogue entre chrétiens. Expérience des chrétiens orthodoxes russes
    Rémi Gounelle, L’étude des apocryphes chrétiens et l’ouverture interconfessionnelle
    Alfons Fürst, Le renouveau des études origéniennes et l’œcuménisme. ?La théologie d’Origène sur la charité, la paix et la tolérance et l’effort?œcuménique des Platoniciens de Cambridge au dix-septième siècle
    Lorenzo Perrone, Actualité d’Origène:? l’apport des Nouvelles Homélies sur les Psaumes
    Agnès Bastit, La redécouverte des Commentaires? de Fortunatien d’Aquilée sur les Évangiles
    Gérard Nauroy, Relecture actuelle d’un Père de l’Église latine: ?Ambroise de Milan à la lumière d’études récentes
    Ugo Zanetti, L’actualité des Pères du désert
    Jacques Elfassi, Le renouveau des études isidoriennes en Europe de l’Est (2008-2014)
    Pablo Argárate, Le renouveau des études patristiques en Autriche, en Roumanie et en Hongrie et le développement du dialogue œcuménique
    Antoine Lambrechts, Thomas a Kempis parmi les saints Pères de Russie
    Léonide A. Ouspensky, La descente du Saint-Esprit sur les Apôtres
    Les auteurs



  • Première étude approfondie portant sur l'ensemble de l'oeuvre de Tertullien depuis trente ans, cette recherche sur le thème de la chair offre une présentation complète de la philosophie, de la théologie et de la morale de celui en qui la tradition a tôt reconnu le premier grand théologien de l'Occident latin.
    Pourquoi la chair ? Parce qu'elle est ordinairement méprisée, tenue pour pécheresse, trahie dans sa vérité, alors qu'elle est le mystère entre tous capable d'engager la foi la plus totale ou d'en interdire aussi totalement l'accès. Tertullien l'affirme tout au long de son oeuvre : Dieu aime cette chair qu'il a créée, que son Fils a revêtue, en laquelle il a souffert, est mort, à laquelle il promet la béatitude éternelle. Si bien que la chair est l'authentique réel sans lequel plus rien, de Dieu comme de l'homme, n'est digne de foi.
    Elle est le lieu même de l'adhésion à l'économie divine, la raison de l'espérance, ou, comme le dit une des formules dont cet écrivain carthaginois de génie a le secret : elle est la charnière du salut.

  • Irakien de rite syriaque, Emmanuel-Pataq Siman ouvre aux lecteurs occidentaux un accès imprévu et inespéré aux trésors spirituels théologiques d´une des plus anciennes liturgies d´Orient.
    Son livre est écrit dans un style vivant, fort agréable. On y trouvera une analyse approfondie de tous les thèmes qui gravitent autour de l´affirmation, fondamentale dans cette liturgie syriaque d´Antioche, du rôle de l´Esprit-Saint dans la naissance, la croissance et le rayonnement mystique de l´Eglise. Le lien intime, inconnu de la tradition latine séparée de celles de l´Orient, entre l´action liturgique et la densité de la pensée théologique y est mis un relief saisissant. Une conception chrétienne de l´histoire et un sens admirable des sources sémitiques de la spiritualité syrienne animent sans cesse la recherche de l´auteur. Cette spiritualité - avec la théologie et l´ecclésiologie qu´elle suppose - accorde une place primordiale à l´Evènement de Pentecôte.
    De ce foyer, de ce centre découle la manière de concevoir l´Eglise comme nouveau Peuple de Dieu, les sacrements essentiels du christianisme comme actualisant l´Evénement pentecostal, la nature charismatique de l´existence chrétienne. On saura gré à E.-P. Siman de nourrir la recherche universelle des Eglises, soucieuses aujourd´hui de se redécouvrir dans leur oecuménicité et leurs caractères spécifiques, en alimentant cette recherche par les valeurs les plus authentiques de sa propre Tradition.

  • Le troisième tome de Bible de tous les Temps est entièrement consacré à Augustin d´Hippone. Fidèles aux intérêts majeurs de la collection, Anne-Marie la Bonnardière et ses collaborateurs ont étudié la pratique augustinienne de la Bible, autant que les idées de l´évêque africain sur cette dernière. Cette visée originale vaut à leurs essais d´offrir une initiative neuve à l´univers de pensée tant étudié d´Augustin. En même temps, les apports particulièrement abondants d´A-M. la Bonnardière constituent la somme d´une vie entière vouée à de telles recherches. La fréquentation des Livres saints est vérifiée, décrite, approfondie, dans la carrière intellectuelle et religieuse du converti. Elle est examinée avec une certaine ampleur dabs le cadre de la liturgie chrétienne, connue de l´évêque. Elle est éclairée par l´expérience spirituelle de cet homme de prière que fut Augustin. Elle prend tout son sens, dans la vie quotidienne du pasteur d´Hippone, à la lecture des chapitres consacrés à son activité épistolaire, à sa prédication ou à ses polémiques. Enfin, le rôle de la Bible est cerné dans les conceptions politiques et éthiques d´Augustin. Des traductions originales complètent cet ouvrage, dédié par les collaborateurs unanimes à leur maître d´oeuvre.

  • Le présent essai voudrait être une question posée aux Eglises réformées sur le sens de leur vocation en relation avec leurs origines. Se souviennent-elles qu´elle sont été suscitées pour manifester localement l´existence d´une Eglise catholique réformée par la parole de Dieu ? Comment en est-on venu, historiquement, de la réforme de l´Eglise une à l´existence de communautés séparées les unes des autres ? Poser un problème n´est pas le résoudre. Peut-être est-ce tout de même une étape sur le chemin de sa solution.

  • Table des matières

    INTRODUCTION GÉNÉRALE
    Première partie LES MINISTÈRES FÉMININS DANS L'ÉGLISE ACTUELLE
    I. LA LÉGISLATION DU MINISTÈRE FÉMININ
    1. Les services liturgiques
    Les ministres extraordinaires de l'Eucharistie
    Lire en public et service la messe
    Les animatrices liturgiques
    2. Les services pastoraux
    Essais d'institutionnalisation
    Difficultés et impasses
    RÉACTIONS DE FEMMES AUX PROPOSITIONS DE L'ÉGLISE
    1. Les demandes de participation
    Des témoins
    Réactions publiques
    2. Quelles femmes se mobilisent
    Les religieuses
    Les laïques
    CONCLUSION
    Deuxième partie FEMMES MINISTRES DU NOUVEAU TESTAMENT
    GRANDEURS ET HUMILIATIONS DE LA FEMME JUIVE
    Les juives et le salut d'Israël
    La femme dans le judaïsme tardif
    La femme avec le Christ
    II LA DIACONIE DES FEMMES DANS LES ÉCRITS PAULINIENS
    1. Équipières et ministres : Phoebé
    /> 2. Le ministère de prophétie à Corinthe
    Ce voile tant critiqué
    L'homme, tête de la femme ?
    La consigne du silence dans l'assemblée
    3. Les diacres femmes de la 1re à Timothée
    4. Le partage entre frères
    L'animation communautaire
    Servante des pauvres
    L'eucharistie, liturgie du pauvre
    Dans l'esprit du serviteur souffrant
    CONCLUSION
    Troisième partie LES DIACONESSES EN ORIENT ET EN OCCIDENT, JADIS
    I. EN ORIENT: L'AURORE D'UNE INSTITUTION
    Martyres et hérétiques
    La reconnaissance officielle des diaconesses
    Évolution des structures ecclésiales jusqu'au IVe siècle
    SOPHIE, OLYMPIAS… ET LES AUTRES. ORGANISATION DE LA CLÉRICATURE FÉMININE DU IVe AU Xe SIÈCLES
    1. Le tournant du IVe siècle
    Une nouvelle confirmation officielle des diaconesses
    Situation à l'Est de l'Empire
    2. Développement des diaconesses du IVe au VIIIe siècles
    Leur statut dans les documents officiels : protégées et surveillées
    L'anthropologie des pères de l'Eglise : d'Eve à Phoebé
    Où les retrouve-t-on?
    Qui sont ces diaconesses?
    3. L'institution s'éteint
    Les dernières diaconesses
    Les motifs de cette disparition
    III. LA RECHERCHE DES DIACONESSES LATINES
    1. Les prudences de l'Église jusqu'au VIIe siècle
    En Afrique une condition fémine contradictoire
    L'Espagne redoute les prophétesses
    Rome et en Gaule : oppositions, statuts divers et incertains
    2. Diaconesses et moniales du VIIe siècle à nos jours
    De véritables diaconesses
    Des diaconesses higoumènes
    Survivances historiques: des moniales liturges
    LA CONDITION DE LA FEMME OCCIDENTALE ET LE STATUT CLÉRICAL
    1. Les femmes des temps barbares aux temps médiévaux
    Les Barbares: femmes cultivées et apôtres !
    Les religieuses du Haut Moyen-Age
    La Carolingienne : femme puissante et controversée
    La féodalité : âge d'or pour la femme
    2. Les points de vue clercs
    Les ministres du «culte»
    Canonistes, mystiques, théologiens
    Le sacerdoce et les sept sacrements
    Une diaconie sans diacres
    CONCLUSION
    Quatrième partie L'ORDRE DE LA CHARITÉ
    I. LES DIACONESSES CHRÉTIENNES ACTUELLES
    1. Les diaconesses protestantes
    2. Les diaconesses ordonnées
    3. Orientations dans les églises orthodoxes
    Traditions et restaurations
    Le point de vue des théologiens
    Les propositions des femmes
    LE MOUVEMENT DIACONAL DANS L'ÉGLISE CATHOLIQUE
    1. Les recherches officielles
    Développements à Rome
    Travaux d'Évêques
    Le féminisme : une diablerie?
    2. Réflexions. Expériences, dans le peuple de Dieu
    Assemblées de recherche et de formation
    Vocations diaconales
    III. VERS LA CRÉATION D'UN « ORDRE MAJEUR » POUR LA FEMME
    1. Le contexte ecclésial
    L'Église a de nouveaux serviteurs
    Une nouvelle querelle presbytérienne?
    2. Perspectives
    En regardant l'icône de la Trinité
    Il m'a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres »
    De la beauté pour la femme et pour l'Église
    Un ordre ecclésial qui doit inventer ses tâches et sa vie
    Épouses, veuves, religieuses
    CANA
    CONCLUSION GÉNÉRALE
    BIBLIOGRAPHIE



  • Prenant en compte l'ensemble des témoignages historiques de l'époque des Pères de l'Église, ce livre montre que le monachisme a eu sa source dans l'assemblée eucharistique de tous les baptisés tout autant que dans la solitude du désert. De grandes figures monastiques comme St Ephrem, St Basile, St Martin ou St Augustin sont là pour le rappeler.
    Entre le IVè et le VIIIè siècle, les moines ont été peut-être plus nombreux dans les basiliques que dans les lieux retirés. Presque toutes les villes ont eu à cette époque un ou plusieurs monastères de basilique. En étudiant d'un point de vue historique et théologique cette tradition monastique de l'Église des Pères, ce livre veut éclairer l'actuelle renaissance du monachisme dans l'assemblée de tous les fidèles.
    « A la suite du Concile Vatican II, écrit le P. Louis Leloir dans sa préface, des fraternités monastiques diocésaines sont nées dans plusieurs villes de France, renouant avec une tradition ancienne et remise à jour par l'ecclésiologie de l'Église locale qui se dégage des documents conciliaires. Le point commun entre ces diverses réalisations semble être le désir de ces fraternités de faire partager les richesses de la vie monastique avec l'assemblée de tous les fidèles, dont elles font partie et dont certaines assument la charge pastorale. »

  • Après l'Alsace, la Bretagne, Lille, Lyon et le Limousin, la Savoie prend place dans la série régionale du Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine.
    Ouvrage de référence et instrument de travail, ce volume reflète l'état de la

  • Péluse était au Vè siècle de notre ère le second port d'Égypte, situé à l'est du delta du Nil, sur la route qui menait en Palestine. Devenu moine, non loin de Péluse, il resta, jusqu'à sa mort (435 environ), en communication, le plus souvent épistolaire,

  • Table des matières

    Avant-propos, par François LEBRUN
    Chapitre premier. DES ORIGINES A L'AN MIL, par Jean-Marc BIENVENU
    Chapitre II . RENOUVEAU DE L'ÉGLISE ANGEVINE (an mil-1148), par Jean-Marc BIENVENU
    Chapitre III . L'ÉGLISE D'ANGERS AU TEMPS DES GRANDS CONCILES (1148-1317), par Joseph AVRIL
    Chapitre IV. DE LA GUERRE DE CENT ANS A LA RENAISSANCE (1317-1499), par Joseph AVRIL
    Chapitre V . Au TEMPS DE LA RENAISSANCE ET DE LA RÉFORME PROTESTANTE (1500-1650), par François LAPLANCHE
    Chapitre VI. VIGUEUR ET ESSOUFFLEMENT DE LA RÉFORME CATHOLIQUE (1650-1789), par François LERRUN
    Chapitre VII . L'ÉGLISE ABOLIE ? (1789-1802), par Serge CHASSAGNE
    Chapitre VIII . LA RECONSTRUCTION D'UNE CHRÉTIENTÉ (1802-1869), par Serge CHASSAGNE
    Chapitre IX. LA CONTRE-OFFENSIVE CATHOLIQUE (1870-1906), par Jean-Luc MARAIS
    Chapitre X. LA DÉFENSE DE L'ANJOU CHRÉTIEN (1906-1950), par Jean-Luc MARAIS
    Chapitre XI . L'ÉCLATEMENT DE L'ANJOU CHRÉTIEN (1950-1980), par Jean-Luc MARAIS
    LISTE DES ÉVÊQUES 289
    SAINTS HONORÉS DANS L'ACTUEL DIOCÈSE 292
    BIBLIOGRAPHIE 293
    CARTES 301



  • « Spacieuse est la voie qui mène à la perdition... Resserrée la voie qui mène à la vie » (Mt 7, 13 s).
    Familier d'un langage imagé et populaire, Jésus a utilisé le symbole traditionnel des deux voies qui, mettant en relief la liberté essentielle

  • Extrait

    Nathalie Nabert : Prologue
    I- L’âme du jardin, temps humain, temps divin en solitude
    Bernard Forthomme : Le goût du Paradis : jardins cartusiens et franciscains
    Marie-Geneviève Grossel : Les simples dans le premier jardin selon Hildegarde de Bingen
    Nathalie Nabert : De l’hortus conclusus au jardin de l’âme
    Audrey Sulpice-Perard : Une nourriture d’herbes et de lait d’après les Coutumes de Chartreuse
    II- Des fruits, des fleurs et des herbes, savoir-faire et transmission
    Pauline Delafon : L’histoire de la pépinière du jardin du Luxembourg, le verger de la chartreuse de Paris
    Jean-Claude Mauget : « Le jardinier solitaire » de Dom François le Gentil de la chartreuse de Vauvert, un traité d’horticulture du XVIIe siècle
    Michel Steinmetz : Histoire de la liqueur de Chartreuse



  • Lorsque, vers le début du IIIè siècle, apparaissent à côté de la triade ministérielle classique (évêque, presbytres et diacres) les fonctions de lecteur et de sous-diacre, on pourrait croire que l´essentiel de la structure hiérarchique de l´Eglise est désormais constitué. Pourtant, la naissance de fonctions inférieures n´est que la première des étapes qui mènera l´organisation ecclésiale vers la formation d´une hiérarchie où les notions de cursus, de grades et de mérites joueront un rôle prépondérant, où le clergé concentrera en lui toutes les perfections et tous les pouvoirs relatifs à la vie de foi.
    Une enquête aussi systématique sur les mécanismes historiques et psychosociologiques qui ont abouti à la hiérarchisation des fonctions et à l´établissement d´un état de cléricature de plus en plus séparé d´un laïcat n´avait jamais été menée avec une telle ampleur. Le lecteur se trouve devant un dossier complet et bien documenté ; il peut aborder la question en possession de toutes les données du problème. Les sources sont présentées et commentées avec beaucoup de rigueur.
    L´analyse ne laisse aucun détail dans l´ombre et cherche avec une grande honnêteté scientifique à rendre compte des moindres obscurités. Les conclusions permettent d´avoir une vision renouvelée de ces fonctions ecclésiales que l'on appellera « ordres mineurs » et de voir comment se trace de plus en plus fermement la frontière entre les laïcs et le clergé et, à l´intérieur du clergé, entre les « ordres mineurs » et les « ordres majeurs ». Il faut suivre dans le détail les glissements survenus dans la société ecclésiale, du charisme au service, de la délégation de services à la substitution des fonctions, de la fonction à l´état clérical, pour découvrir comment l´on en est arrivé à l´idée d´un cursus dans lequel la fonction supérieure est la somme de toutes les autres.
    Cet ouvrage ne se limite pas à chercher quels sont les contours, les frontières et l´évolution des différents groupes composant l´organisation ecclésiastique, il nous conduit également - et ce n´est pas un des aspects les moins intéressants de ce livre - à nous interroger sur les fondements historiques et théologiques de la distinction clerc/laïc au sein du peuple de Dieu.

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