• Voici le premier polar maritime de Loïc Finaz, vice-amiral, ancien directeur de l'école de guerre. Le roman commence à Brest où un officier de marine, membre des services militaires, tente d'infiltrer une équipe de terroristes embarquée à bord d'un voilier emmené par une femme séduisante, redoutable selon le renseignement militaire. Le but de l'officier de Marine : se faire enrôler comme équipier par cette cellule terroriste qui, quelques années plus tôt, a tué plusieurs militaires français. C'est le début d'une longue aventure qui conduira la goélette à travers la mer aventureuse des Antilles et d'autres mers, moins pacifiques. Ce roman noir est prétexte à l'officier de marine de retracer dans un monologue intérieur toute sa carrière à travers ses différentes expériences et de déclarer son amour à la navigation, à la houle et aux voyages au long cours. Dans un double sillage, Loïc Finaz raconte un redoutable double-jeu où se mêle intrigue géopolitique et blessures du coeur. Renouant avec la tradition épique de l'aventure maritime, Loïc Finaz nous livre un roman contemporain qui est un éloge de l'aventure et une célébration de la mer.

  • La très belle responsabilité d'être chef exige de se connaître et de travailler sur soi-même. Le Président de la République songe à réformer l'ENA sur le modèle de l'École de guerre. Une formation d'un an accueillant sur concours les officiers interarmées qui deviendront les militaires chefs de demain. L'art du commandement développé au sein de l'école ne doit rien à Sun Tzu mais beaucoup au maréchal Foch qui en dégagé trois principes : liberté d'action, concentration des efforts et économie des forces. Il vaut pour l'armée comme pour l'entreprise. Le commandement pour Loïc Finaz est une affaire collective. Dans la Marine, la forme la plus aboutie de la discipline est l'initiative au combat, pas toujours valorisée dans les entreprises, même les plus modernes. Il appartient au leader de développer l'esprit d'équipage et de faire des choix avant de les faire appliquer. À condition d'avoir au préalable développé les qualités nécessaires à sa mission.

  • Un enseigne de vaisseau qui ne goûte pas les cérémonies militaires prend le commandement du Pégase, un navire de guerre qui part croiser vers un sud improbable. C'est un personnage mélancolique qui fuit une histoire d'amour et dont la vie ne semble plus bercée que par la houle. Il s'abandonne au rythme de la navigation, à la poésie des cartes marines. Le Pégase finit par toucher le Parador, pays qui n'est pas sans rappeler la Guyane, et par s'ancrer à Échouage, ville déchirée par une guerre civile. Là, l'enseigne de vaisseau s'abandonne à l'oisiveté, à une volupté corsetée par son uniforme blanc. Souvenirs d'anciennes campagnes navales, d'amitiés et d'amours perdues renaissent dans une moiteur équatoriale où la condition humaine est mise à nu. Rarement on aura parlé de la mer et de la navigation avec une connaissance si poétique et naturelle.

  • De Trieste à Manaus, de Suez à Zanzibar, d'Istanbul à Port au Prince, de Marseille à Malacca, Loïc Finaz nous embarque pour une traversée au long cours à bord d'un tramp steamer, de vieux clippers ou de frégates de la Royale. Plaisirs et sensualité des villes d'escale, des nuits sublimes, des navigations avec houle du sud et vent du nord. Des poèmes dans la lignée de Cendrars et de Brauquier, qui nous révèlent, à l'image de Rimbaud, que la mer alliée au soleil c'est l'éternité.

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